Hétéronomie : ce moment où la société, donc les gens qui en font partie, ne se rend  plus compte que tout provient d’elle-même et non d’un « aiilleurs », d’une « vérité première », d’une loi (divine, de la nature, d’une histoire) extérieure s’imposant à la société.

 

Le mythe de l’autonomie est particulier parce qu’il postule précisément que la modernité ne nécessiterait pas de mythe, qui serait l’affaire d’une humanité moins au fait d’elle-même et des mécanismes qui règlent le monde.

Foncièrement évolutionniste et ethnocentriste, il postule en effet que l’Occident serait l’accomplissement et l’aboutissement d’un devenir adulte de l’humanité, et il fonde la modernité comme rupture anthropologique, voire ontologique, par rapport au « reste de l’humanité » qui, du coup, devient son Autre.

4Or la modernité échappe-t-elle à la constitution hétéronome du simple fait que ses sociétés prétendent trouver en elles-mêmes le fondement de leurs propres lois ? Rien n’est moins certain, car il est possible de dire, tout en prenant le contre-pied du mythe de l’autonomie, que la modernité n’a pu se dégager des fondements théologiques de l’hétéronomie chrétienne qu’au prix de nouvelles sacralisations : l’Individu, la Nation, le Progrès, la Raison, la Croissance économique, l’Humanité, c’est-à-dire autant de nouvelles formes d’hétéronomie. Un survol rapide de l’histoire moderne aura tôt-fait de témoigner de la manière dont ces sacralisations imposent leurs nécessités et leurs normes (« du dehors ») aux hommes pourtant supposés autonomes : l’appel de la nation, la création de l’homme nouveau et de la société nouvelle, le commencement d’une nouvelle ère, etc.

Socialter – la fabrique des imaginaires – Castoriadis Géant imaginaire – Galaad Wilgos

La notion de « biorégionalisme » est formulée au cours des années 1970 par Peter Berg (1937-2011), fondateur avec Judith Goldhaft de la Planet Drum Foundation à San Francisco en 1973, et de Raymond Dasmann (1919-2002), biologiste et instigateur du Programme Biosphère de l’Unesco. Pour eux, les êtres humains appartiennent au monde vivant qui conditionne une biorégion, avec sa géographie, son climat, son bassin hydrographique, ses temporalités, etc. Ce sont les habitants qui sont les mieux placés pour délimiter leur biorégion en tenant compte à la fois de la diversité biologique et des conditions environnementales. Aucune biorégion ne ressemble à une autre. Sa délimitation se reconfigure suite aux interactions entre ses éléments constitutifs. Nous pouvons dire qu’une biorégion résulte à la fois des écosystèmes entremêlés les uns aux autres et des imaginaires des habitants. En cela, la biorégion est le produit des « sciences naturelles » et de la culture des humains.

https://www.wildproject.org/l-art-d-habiter-la-terre.php

[…] ou aller vers les gens, tenter de trouver les clés pour ouvrir les portes et les fenêtres qui donnent sur la joie de vivre, d’exister. Le rôle d’un artiste, pour moi, c’est d’ensoleiller la vie, de la montrer sous un jour qui donne du courage. Les chanteurs, les poètes, sont les amis des gens. Si l’on oublie ça, on a pas le droit d’être un artiste…

Jacques Higelin

« Chacun d’entre nous mérite un bout du rêve de son voisin »

Omar Victor Diop

« Toutes mes oeuvres partent d’une impulsion humaine ; un événement, une expérience, un texte de notre vie touche mon instinct et ma conscience et me pousse – en tant que musicien et être humain – à en porter témoignage. »

Luigi NONO