[…] ou aller vers les gens, tenter de trouver les clés pour ouvrir les portes et les fenêtres qui donnent sur la joie de vivre, d’exister. Le rôle d’un artiste, pour moi, c’est d’ensoleiller la vie, de la montrer sous un jour qui donne du courage. Les chanteurs, les poètes, sont les amis des gens. Si l’on oublie ça, on a pas le droit d’être un artiste…

Jacques Higelin

« Le monde est tellement ceinturé d’impossibles … Il faut de la patience et du taillant »

René Char – Braque

il faut, tout d’abord , apprendre [aux élèves ] à voir ce que l’on voit, comme l’écrivait Peguy. Ce qui n’est pas anodin. D.un point de vue intellectuel, éthique, existentiel. À voir, donc, son quartier, les routes, les flux, les carrefours, les boutiques, l’agencement des voies, ses camarades, ses parents, soi-même, ses professeurs, les tics de langage des uns et des autres, les expressions du moment, les modes vestimentaires, les habitudes, les réflexes, les singularités, les permanences. […] il faut être capable d’entendre les harmoniques et la richesse de ce qui est à priori le plus plat, le plus univoque et dénué d’intérêt.

[…] On se fixe pour défit de transmettre [aux enfants ] les moyens d’avoir une appréhension personnelle, active et intriguée d’un monde dont plus personne ne peut vraiment prétendre aujourd’hui détenir les clés d’interprétation et d’appréhension. L’attention me semble ainsi un magnifique rempart contre la désolation, la frustration et l’incompréhension .

Lattention, rempart contre la désolation – réenchantement le monde. Mara Goyet .

Le monde -18 août 2016

Aujourd’hui je n’ai rien fait. Mais beaucoup de choses se sont faites en moi. Des oiseaux qui n’existent pas ont trouvé leur nid. Des ombres qui peut-être existent ont rencontré leur corps. Des paroles qui existent ont recouvré leur silence. Ne rien faire sauve parfois l’équilibre du monde, en obtenant que quelque chose aussi pèse sur le plateau vide de la balance.

Sénèque

La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie.

Tout est toujours à remailler du monde

Tout est toujours à remailler du monde. Le paradis est épars, je le sais, C’est la tâche terrestre d’en reconnaître Les fleurs disséminées dans l’herbe pauvre,

Yves Bonnefoy, L’adieu, Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987

Yves Bonnefoy, L’adieu, Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987

Tout est toujours à remailler du monde

Tout est toujours à remailler du monde. Le paradis est épars, je le sais, C’est la tâche terrestre d’en reconnaître Les fleurs disséminées dans l’herbe pauvre,Yves Bonnefoy, L’adieu, Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987

Tout est toujours à remailler du monde

Tout est toujours à remailler du monde. Le paradis est épars, je le sais, C’est la tâche terrestre d’en reconnaître Les fleurs disséminées dans l’herbe pauvre,Yves Bonnefoy, L’adieu, Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987

Mais il est une expérience que, malgré tout ce qui les sépare, les scientifiques allemands détenus ce soir là à Farm Hall partagent avec leurs collègues américains : c’est d’avoir, selon l’expression si exacte d’Oppenheimer, « connu le péché ». Car la bombe est l’œuvre collective de tous les physiciens. Ils aimaient la pureté de la connaissance fondamentale, le ciel des idées. Ils méprisaient les conditions bassement utilitaires et travaillaient tous dans un domaine d’une inimaginable abstraction. Ils ont pourtant offert au monde l’outil de sa propre destruction.

Cela, c’est le péché, qui, comme chaque péché originel, prend ses racines dans l’innocence.

Jérôme Ferrari – Hiroshima – Nagasaki – 70 ans après  – Jeudi 6 août 2015

« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été »

Camus

« Faites de bêtises, mais faites-le avec enthousiasme. »

Colette

« Moi, je veux vivre jusqu’au dernier moment,  me rebeller, je veux que la mort me surprenne en faisant des choses, qu’elle soit un accident qui interrompe mes projets. Je ne veux pas devenir quelqu’un qui a peur de se renouveler ».

Vargas Llosa