« ton théâtre est comme le chat, il est fait pour penser ce qu’on ne voit pas, pour voir la nuit. Il est le spectacle invisible de tous nos miaulements ensanglantés. »

Serge Pey – à propos du théâtre d’Armand Gatti

Aujourd’hui je n’ai rien fait. Mais beaucoup de choses se sont faites en moi. Des oiseaux qui n’existent pas ont trouvé leur nid. Des ombres qui peut-être existent ont rencontré leur corps. Des paroles qui existent ont recouvré leur silence. Ne rien faire sauve parfois l’équilibre du monde, en obtenant que quelque chose aussi pèse sur le plateau vide de la balance.

« Et pourquoi l’homme est-il sur terre ? »

« Pour contempler le ciel »

Pythagore

« La poésie [ l’art] offre une nouvelle image et de nouveaux rapports entre les mots et les choses, les choses et l’humain. Elle œuvre à créer et recréer le monde ».

Adonis Violence et Islam – Entretiens avec Houria Abdelouahed

Voir aussi les frontières du réel et de la réalité.

Je crois que, malgré l’adversité, je me sens stimulé de voir que l’on a affaire à deux vieilles barbaries. Celle que l’on connaît, l’ancienne – de la cruauté, de la haine, du mépris –, et la nouvelle – glacée – des calculateurs et des éconocrates. Nous devons résister aux barbaries, qu’elles s’appellent vichysme rampant ou néolibéralisme. Cette résistance me rend vivant. La force qui m’anime vient d’une certitude. Je sens présente en moi l’humanité dont je fais partie. Non seulement je suis une petite partie dans le tout, mais le tout est à l’intérieur de moi-même. C’est peut-être cela qui me donne l’énergie de continuer sur la voie qui est la mienne. Et à un moment donné, sans que vous ne sachiez pourquoi, c’est comme une catalyse, quelque chose se passe, se transforme, bascule… C’est cela, l’espoir.

Edgar Morin

http://www.terraeco.net/Edgar-Morin-Il-n-y-a-pas-de,56141.html

Tout est toujours à remailler du monde

Tout est toujours à remailler du monde. Le paradis est épars, je le sais, C’est la tâche terrestre d’en reconnaître Les fleurs disséminées dans l’herbe pauvre,

Yves Bonnefoy, L’adieu, Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987

Yves Bonnefoy, L’adieu, Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987

Tout est toujours à remailler du monde

Tout est toujours à remailler du monde. Le paradis est épars, je le sais, C’est la tâche terrestre d’en reconnaître Les fleurs disséminées dans l’herbe pauvre,Yves Bonnefoy, L’adieu, Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987

Tout est toujours à remailler du monde

Tout est toujours à remailler du monde. Le paradis est épars, je le sais, C’est la tâche terrestre d’en reconnaître Les fleurs disséminées dans l’herbe pauvre,Yves Bonnefoy, L’adieu, Ce qui fut sans lumière, Mercure de France, 1987

« En nous l’homme de tous les temps. En nous tous les hommes. En nous l’animal, le végétal, le minéral. L’homme n’est pas seulement homme, il est univers ».

Aimé Césaire

[…] Chacun de nous n’est qu’une partie d’un homme complet : un être humain pleinement développé incluerait ce que nous désignons aujourd’hui comme africain, perse ou anglais. »

Peter Brook , Points de suspension

 


 

Le grand théâtre du monde tient sur une place de village, et les griots à l’instar du « grand Will » sont les maîtres des mystères.

—> Article sur Peter Brook – Le Monde « Lété en séries » Jeudi 6 août 2015 – Fabienne Darge