We wouldn’t say that we don’t trust plants — it’s just that we do not adhere to any sort of notion that the flora of this world are docile, passive or even innocent life forms. Their gentle visage is really mainly due to our unavoidable anthropocentrism; our inability to grok that “life” takes place at different speeds (accelerated videos show green tendrils as nothing if not wildly whipping and groping). The relaxing, shaded quietude of trees when windless, might actually be an infinitely aggressive poise. The soothing rustling of solar cells we hear during gustier times, might be a kind of raving. Of course the truth is that the activity of plants is simply unintelligible to us — interdependent creatures but with attributes and subsequent behaviors completely parallel to our own. To us there seems no need to look to extra terrestrials for alien life; the most mysterious ones are right in view almost at all times. Familiarity breeds invisibility apparently.

 

Nous ne dirions pas que nous ne faisons pas confiance aux plantes – c’est simplement que nous n’adhérons à aucune notion selon laquelle la flore de ce monde est une forme de vie docile, passive ou même innocente. Leur visage doux est en fait principalement dû à notre anthropocentrisme incontournable; notre incapacité à dire que la «vie» se déroule à des vitesses différentes (des vidéos accélérées montrent des vrilles vertes comme rien sinon fouetter et tâtonner sauvagement). La quiétude relaxante et ombragée des arbres sans vent, pourrait en fait être un équilibre infiniment agressif. Le bruissement apaisant des cellules solaires que nous entendons pendant les périodes de rafales, pourrait être une sorte de délire. Bien sûr, la vérité est que l’activité des plantes est tout simplement inintelligible pour nous – des créatures interdépendantes mais avec des attributs et des comportements ultérieurs complètement parallèles aux nôtres. Pour nous, il ne semble pas nécessaire de se tourner vers des extraterrestres pour la vie extraterrestre; les plus mystérieux sont visibles à tout moment. La familiarité engendre apparemment l’invisibilité.

« l’art accomplit sa mission quand il crée des émotions. Il est ce qui exalte notre condition d’humain. Il peut le faire en témoignant, en questionnant et en dérangeant. Mais les causes dites politiques au sens premier du terme — c’est-à-dire la vie de la cité — ne sont pas ses seuls endroits de légitimité. L’intime, les rêves, les relations entre les individus, le temps qui passe: l’art peut et doit se saisir de tout ce qui est notre vie. »

Stéphane Brizé

le monde ne mourra pas par manque de merveilles mais par manque d’émerveillement

Anonyme

Pablo Picasso disait « Dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment rester artiste en grandissant »

Lorsque nous parlons de la nature, nous ne devons pas oublier que nous en faisons partie et que nous devons nous considérer avec autant de curiosité et de sincérité que lorsque nous étudions un arbre, un ciel ou une idée. Car il y a un rapport de nous au reste de l’univers, nous pouvons le découvrir et ensuite ne plus essayer de le dépasser.

Apollinaire – Entretien avec Matisse – cité dans « Henri Matisse, écrits et propos sur l’art » p.54

« Les poètes ont créé une lune métaphorique et les savants une lune algébrique. La lune réelle est entre les deux. C’est cette lune que j’avais sous les yeux ».

Victor Hugo

Motivating changes to our behaviour requires an expanded strategy. We need to communicate the fact of climate change to hearts as well as heads, to emotions as well as minds. #IceWatchLondon

« Despair is the state we fall into when our imagination fails. When we have no stories that describe the present and guide the future, hope evaporates. Political failure is, in essence, a failure of imagination. » – George Monbiot, Out of the Wreckage. @GeorgeMonbiot #COP24

[…] Si l’art, pour faire vite, se nourrit de ce qui le dépasse et le graphisme de ce qu’il maîtrise […]

« All projects are floating around in the collective unconscious.  You just [have] to reach out and grab one. »  Delia Gonzales in The Creative Independent

« C’est ce que j’essaie de mettre dans mon livre. Tu ne me demandes pas le titre ?

– Dis-le-moi.

– Ça s’appelle Éducation européenne. C’est Tadek Chmura qui m’a suggéré ce titre. Il lui donnait évidemment un sens ironique… Éducation européenne, pour lui, ce sont les bombes, les massacres, les otages fusillés, les hommes obligés de vivre dans des trous, comme des bêtes … Mais moi je relève le défi. On peut me dire tant qu’on voudra que la liberté, la dignité, l’honneur d’être un homme, tout ça, enfin, c’est seulement un conte de nourrice, un conte de fées pour lequel on se fait tuer. La vérité, c’est qu’il y a des moments dans l’histoire, des moments comme celui que nous vivons, où tout ce qui empêche l’homme de désespérer, tout ce qui lui permet de croire et de continuer à vivre, a besoin d’une cachette, d’un refuge. Ce refuge, parfois, c’est seulement une chanson, un poème, une musique, un livre. Je voudrais que mon livre soit un de ces refuges, qu’en l’ouvrant, après la guerre, quand tout sera fini, les hommes retrouvent leur bien intact, qu’ils sachent qu’on a pu nous forcer à vivre comme des bêtes, mais qu’on n’a pas pu nous forcer à désespérer. Il n’y a pas d’art désespéré – le désespoir, c’est seulement un manque de talent. «