« Les masculinités sont un point aveugle de l’histoire, de la philosophie et de la morale. »

https://www.telerama.fr/idees/domination-masculine-comment-tout-a-male-tourne,n6440155.php

Universel, le patriarcat ? À Sumatra ou en Chine existent des sociétés organisées autour des mères, où aucun sexe n’a le pouvoir. Un modèle, pour la philosophe Heide Goettner-Abendroth.

Chez les Minangkabau du Sumatra occidental (la population matriarcale la plus importante à ce jour, avec trois millions de personnes), il existe un adage : « Si un homme veut être respecté, il doit se comporter comme une bonne mère. »

https://www.telerama.fr/idees/le-matriarcat-est-il-lavenir-de-lhomme%2Cn6581210.php

[…] ou aller vers les gens, tenter de trouver les clés pour ouvrir les portes et les fenêtres qui donnent sur la joie de vivre, d’exister. Le rôle d’un artiste, pour moi, c’est d’ensoleiller la vie, de la montrer sous un jour qui donne du courage. Les chanteurs, les poètes, sont les amis des gens. Si l’on oublie ça, on a pas le droit d’être un artiste…

Jacques Higelin

il faut, tout d’abord , apprendre [aux élèves ] à voir ce que l’on voit, comme l’écrivait Peguy. Ce qui n’est pas anodin. D.un point de vue intellectuel, éthique, existentiel. À voir, donc, son quartier, les routes, les flux, les carrefours, les boutiques, l’agencement des voies, ses camarades, ses parents, soi-même, ses professeurs, les tics de langage des uns et des autres, les expressions du moment, les modes vestimentaires, les habitudes, les réflexes, les singularités, les permanences. […] il faut être capable d’entendre les harmoniques et la richesse de ce qui est à priori le plus plat, le plus univoque et dénué d’intérêt.

[…] On se fixe pour défit de transmettre [aux enfants ] les moyens d’avoir une appréhension personnelle, active et intriguée d’un monde dont plus personne ne peut vraiment prétendre aujourd’hui détenir les clés d’interprétation et d’appréhension. L’attention me semble ainsi un magnifique rempart contre la désolation, la frustration et l’incompréhension .

Lattention, rempart contre la désolation – réenchantement le monde. Mara Goyet .

Le monde -18 août 2016

Aujourd’hui je n’ai rien fait. Mais beaucoup de choses se sont faites en moi. Des oiseaux qui n’existent pas ont trouvé leur nid. Des ombres qui peut-être existent ont rencontré leur corps. Des paroles qui existent ont recouvré leur silence. Ne rien faire sauve parfois l’équilibre du monde, en obtenant que quelque chose aussi pèse sur le plateau vide de la balance.

Sénèque

La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie.

Je crois que, malgré l’adversité, je me sens stimulé de voir que l’on a affaire à deux vieilles barbaries. Celle que l’on connaît, l’ancienne – de la cruauté, de la haine, du mépris –, et la nouvelle – glacée – des calculateurs et des éconocrates. Nous devons résister aux barbaries, qu’elles s’appellent vichysme rampant ou néolibéralisme. Cette résistance me rend vivant. La force qui m’anime vient d’une certitude. Je sens présente en moi l’humanité dont je fais partie. Non seulement je suis une petite partie dans le tout, mais le tout est à l’intérieur de moi-même. C’est peut-être cela qui me donne l’énergie de continuer sur la voie qui est la mienne. Et à un moment donné, sans que vous ne sachiez pourquoi, c’est comme une catalyse, quelque chose se passe, se transforme, bascule… C’est cela, l’espoir.

Edgar Morin

http://www.terraeco.net/Edgar-Morin-Il-n-y-a-pas-de,56141.html

« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été »

Camus

« Faites de bêtises, mais faites-le avec enthousiasme. »

Colette

La fiction est indispensable pour survivre à la peste…Car nous ne pouvons vivre sans un idéal rêvé, celui qui nous meut depuis que nous sommes sortis des cavernes {du monde ?} , celui de pouvoir construire un monde meilleur…

Vargas Llosa