Intelligence artificielle

Mais l’hypothèse fondamentale de la Superintelligence repose sur la possibilité de la Caractéristique, c’est-à-dire de la réduction du réel en une succession de symboles et de data. Or cette hypothèse leibnizienne ne va pas de soi. Dans La pensée et le mouvantBergson a critiqué fortement la tentation du symbolisme. Il faut selon lui « renverser le travail habituel de l’intelligence » pour lui permettre de saisir la vie elle-même, en renouant avec une intuition non mathématisable et en s’efforçant de saisir l’écoulement du temps. Loin de construire des chimères métaphysiques, Bergson dessine une intelligence ancrée dans les fonctions sensorielles. Les avancées scientifiques contemporaines ne le démentent pas : un neuroscientifique comme Antonio Damasio insiste aujourd’hui sur les liens profonds entre intelligence et émotion.
Mais l’hypothèse fondamentale de la Superintelligence repose sur la possibilité de la Caractéristique, c’est-à-dire de la réduction du réel en une succession de symboles et de data. Or cette hypothèse leibnizienne ne va pas de soi. Dans La pensée et le mouvantBergson a critiqué fortement la tentation du symbolisme. Il faut selon lui « renverser le travail habituel de l’intelligence » pour lui permettre de saisir la vie elle-même, en renouant avec une intuition non mathématisable et en s’efforçant de saisir l’écoulement du temps. Loin de construire des chimères métaphysiques, Bergson dessine une intelligence ancrée dans les fonctions sensorielles. Les avancées scientifiques contemporaines ne le démentent pas : un neuroscientifique comme Antonio Damasio insiste aujourd’hui sur les liens profonds entre intelligence et émotion.
 

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